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Soleil de Taroudant

La réserve naturelle de Massa (depuis AGADIR ou TAROUDANT)

28 Décembre 2008 , Rédigé par Yves Publié dans #... Les balades dans le coin

L'oued Massa : Depuis Agadir environ 50 Km sud par la route P30. Prévoir un pique-nique et se munir également de jumelles. Excursion d'une journée.



Après la borne kilom
étrique indiquant (Tiznit 41 km), prendre la première petite route goudronnée à droite 7 Km plus loin,laisser sur votre droite la piste et le panneau indiquant "M'Rbat plage" pour continuer sur la même route. Le Gourdon cesse lorsque celle-ci pénètre dans la réserve naturelle de l'oued massa.

Avec un 4X4, on peut aussi prendre TIFNIT puis toujours suivre la piste de la côte vers le sud pour arriver au parking de la réserve (environ 30km 2heures)


La réserve, établie pour protéger le milieu naturel du littoral et de l'estuaire ou s'étendent salines et blancs de sable, permet de faire une belle promenade et d'observer de nombreux oiseaux (meilleures période : mars, avril et octobre).


La baignade en mer est déconseillée car dangereuse.


Sur la plage se trouve le marabout de Sidi Rbat, dont le nom traduit l'ancienne présence d'un couvent fortifié (ribat) ,d'ailleurs mentionné par le géographe arabe El Yacoubi


On situe dans les parages l'emplacement de l'ancienne ville de Mass ou, selon la tradition ,Oqba ben Nafi aurait conduit son cheval jusque dans les flots, prenant Allah à témoin qu'il ne restait plus de territoire à conquérir à l'ouest .La région ne dut pas , en fait ,être convertie à l'islam avant le début du XI. Le port de Massa,assez florissant jusqu'au début du XVII, périclita par la suite. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir,entretenu par de curieuses légendes dont l'une affirme que le prophète Jonas y aurait été rejeté par la baleine. C'est sur cette plage aussi qu'un jour se lèveront les "maître de l'heure" et l'antéchrist...

 

Si vous voulez un guide OFFICIEL ou simplement un tajine sur la plage téléphonez à ... (ses coordonnées sont en bas de la photo)


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Circuit touristique de l'Anti-Atlas Tafraoute Amtoudi Tata

20 Décembre 2008 , Rédigé par Yves Publié dans #... Les excursions régionales

La route des Agadirs (emblème berbère)

Cliquez ici pour télécharger un document imprimable pdf.
Après avoir décortiqué une importante documentation présentant la région de l'Anti-Altas, je vous livre mes découvertes et une carte des principales curiosités de la région.

Cette zone est rurale. La principale ville, Tafraoute compte seulement 6000 habitants. La curiosité architecturale de cette région est la présence d'une forte concentration d'agadirs ou greniers collectifs. Situés assez loin des axes routiers, ils ne peuvent être visité qu'après une balade à pied.

Itinéraire 1 jour depuis taroudant

Visitez l'agadir de Tasginnt (ausi appelé Tasguent) ou celui d'Innoumar.
Traversé de Tafraoute Repas. Rochers
Visite maison berbère Vallée Ameln
Remontée par Tizergane

Itinéraire 2 jours (1 nuit) depuis taroudant

Visite de Tasginnt
Après midi, promenade dans la Vallée Ameln, visite de la maison berbère
Puis nuit à Tafraoute. Coucher du soleil sur les chaos de granit

Rochers peints.
Matinée dans l'oasis Aït Mansour.
Retour Taroudant par Tizergane. Visite du village fortifié et Igoudars à AitBaha

Itinéraire 3 jours (2 nuits) depuis Taroudant

Tasginnt
Repas à Irhrem
Caïda de Tagmout pour l'autoristion de visite De l'agadir Aït Kin
Route vers Amtoudi en passant par AKKA, ICHT
Nuit à Amtoudi (Id Aïssa)

Visite de l'agadir d'Aguelluy
Repas col Kerdous
Après midi Rochers peint et Oasis Aït Mansour
Nuit à Tafraoute

Retour par Tizergane, Repas
Visite de l'agadir Innoumar
Retour Taroudant





Route IRHREM - TATA


Montagnes couvertes de stries, dessinent des formes inattendues, dans une éblouissante palette de couleur (du noir, violet au vert). Paysages uniques au Maroc

 

Oasis de Tagmout 45km de Tata. Demandez l'autorisation gratuite au caïdat (qui a mis ce système en place pour éviter le pillage des portes de l'agadir) pour visitez l'un des dernier greniers encore en service au Maroc (8km). Somptueux avec sa porte sculptée, sa petite cour intérieure et ses échelles.

 

Grotte de Oum Salit (a 7km de Tata route de Tagmout juste avant le panneau Virages droite et gauche. A 300m à droite, direction de l'oued, succession de grottes pourvues de surprenantes stalactites.

 

L'Horloge à eau (Agadir Lehne, sortie de Tata, route de Tagmout) sert à définir le temps pendant lequel les différentes parties de l'oasis seront irriguées. La connaissance des droits de chaque famille possédant une parcelle cultivée, défini le temps d'irrigation. Ce savoir est entre les mains des anciens respectés pour leur intégrité réunis en une jemâa (assemblée). Le fonctionnement est simple. Un récipient rempli d'eau, au milieu un bol en cuivre muni d'un petit trou (le Tanast) par lequel l'eau pénètre lentement. Quand le bol est plein (45mn), il coule au fond du récipient. L'ancien fait un nœud à une corde pour matérialiser une unité de temps. Lorsque le droit à l'eau, donc le droit aux nœuds d'une parcelle est atteint, l'homme part dévier l'eau pour irriguer une autre parcelle. Au bord de la route, "Khettara" (seul les puits d'accès sont visibles), ancien réseau souterrain de collecte d'eau pour l'irrigation. 

 


TATA - AMTOUDI


Tata, ses gravures rupestres et ses oasis de désert ou de montagne. Tata , l'oubliée, est méconnue.

Cette région était le carrefour des anciennes routes des caravanes qui avaient pour mission de conclure des échanges avec l'Afrique subsaharienne, Mali et Niger. Les populations sont ainsi marquées par leurs origines subsahariennes. Dans certains douars réhabilités mais vieux de 5 siècles, il est facile de retrouver la convivialité et la marque des identités communautaires. La kasbah en pierre sèches, Dar Infiane, à l'entrée de tata en venant d'Akka, est un exemple réussi d'une réhabilitation d'un douar.

Dar Infiane http://www.darinfiane.com/ 6ch 700Dhs 061 44 16 43/53

Le relais des sables 385Dhs  50ch Bar Piscine (028) 80 23 01

 

 

La région regorge de peintures rupestres (5000 6000 ans). Entre Tata et Akka 3 sites relativement faciles d'accès (mais il est préférable de chercher un guide sur place)

Km18 panneau IRN 150103. Village Tiggane (à droite) suivre une bonne piste (a gauche) sur 800m qui monte en haut de la crête. A pied suivre la ligne de crête sur la gauche sur une dizaine de mètres pour voir apparaitre les premières gravures.

Km37. A hauteur du panneau oued Maskaou, faire 300m à pied sur la gauche en suivant l'oued. Laisser la petite colline à droite pour préférer la ligne de crête à gauche. Belles gravures jalonnent l'endroit sur plusieurs centaines de mètres.

Km56 Oum El-Alek. Panneau marqué IRN 150129 direction Mialeg/Tiouzioune. A 6km, sur une colline noire (celle de gauche) girafes, autruches, éléphants, antilopes...

Dattes BOUSKRI à Akka

 

500m après AKKA. à droite, Piste en direction de Tagâdir et Aït Rahhal. 2 ksours magnifique dans les 2 villages

 

Icht, Munissez vous d'une lampe et visitez ces étonnantes ruelles souterraines.

Philippe et Paul, Maison d’hôtes et bivouac Borj Biramane http://borj-biramane.com/v2.swf (010) 46 99 33


 

 

Amtoudi (Id Aïssa) Destination syndicalisée (les muletiers ont fait la grève) à ne pas louper.

Gravures rupestres quelques km avant d'arriver au village sur la droite.

Avant de partir pour l'agadir, demandez si le gardien Mohamed est déjà la haut. Agadir Aguelluy: Perché à 350m, 45mn de montée à pied ou dos de mulet. En pierre sèche, architecture den rondeur, dédale de ruelles, grandes chambres, anciennes ruches, tours de surveillances bien conservée... font de cet endroit un site superbe. Pour les courageux : Agadir Id Aissi.

 

A 2 km du village, succession de bassins de rétention dans un goulet entre deux murailles verticales.

Auberge On dirait le sud http://ondiraitlesud.ma.free.fr/ sous tente ou dortoir max 80dhs par personne (028) 78 94 14

Auberge Amtoudi sous tente ou 13 ch. max 180dhs (028) 78 93 94

 

Taghjicht. Cliché de carte postale : Oasis + Palmiers + sable a volonté

.

 

 

Col du Kerdous. Paysage extraordinaire.

Hotel kerdous http://www.hotelkerdous.com/ (028) 86 26 63 450 Dhs/pers demi-pension







TAFRAOUTE


Le granit rose omniprésent à Tafraoute (vallée en berbère) donne à l'ensemble une ambiance et une lumière très particulière

Spécialité babouche jaune cousue. Construit au

centre d'un cirque de montagnes de granit rose (Perros Guirec). La lumière change la teinte de la montagne toute la journée. Au coucher et au lever du soleil, Tafraoute baigne dans une douce lumière rose. Amandiers en fleurs en Février. En arrivant par le sud on traverse Adaï (escaladez ses ruelles étroites) , situé au cœur d'une palmeraie et au milieu d'un cirque lunaire fait de granit rose. 2 hébergements

Hôtel les amandiers http://www.hotel-lesamandiers.com/

(028) 80 00 88 Vue fabuleuse. Piscine. 500 Dhs

Hôtel Salama http://www.hotelsalama.com/ (028) 80 00 26 24ch 150dhs

 

4 Km Sud Tafraoute. Le Doigt puis Rochers peints (piste sur la droite) avec 19 tonnes de peinture par un belge en  1985.

 

 

 

 


 

 

 


20km plus loin (60km AR 3H), la route descend au fond d’un canyon, débouche dans un chaos de rochers puis apparait l'Oasis AitMansour. Au pied de la falaise. Circuit Afella Ighir. Fèves, oignons, carottes et luzernes sous les palmiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vallée des Ameln

Le long des routes abruptes de la vallée des Ameln se dressent 26 villages à flanc de montagne. Balade à pied au village d'Imintizht. On se dirige vers la mosquée qu'on laisse sur sa gauche puis on grimpe par un chemin escarpé. Panorama exceptionnel.

 

Les torrents de cet oasis, incroyablement peuplé, permettent l’irrigation des champs d’orge et vergers. Spectacle inoubliable surtout en février (amandiers en fleurs). Les Ameln (chleuhs)  tiennent commerces (Maroc et Europe) comme épicier surtout.

 

 

A 6km au Nord de Tafraoute, A flanc de montagne sur la gauche (mosquée blanche), Oumesnat. Un vieil aveugle, abd Salam, fait visiter pour quelques dirhams sa Maison traditionnelle des Ameln. Ca vaut le détour. Comment se récoltent les noix d’Argan, découvrons le moulin à épices, l’architecture des maisons berbères, la distribution des pièces autour de la cuisine, la douche d’époque, les symboles en bois, en corne, en os, en pierre …

 

 

 

 

 

 

 

 


TAFRAOUTE - AÏT BAHA (Retour TAROUDANT)



Arrêt à Tizergane Tioulit. Village fortifié du 13ème. 4 familles de la tribu Ida-ou-Gnidif. Ruelles étroites et sinueuses, fenètres en fer forgé et portes sculptées. L’armée française y a menée un siège de 40 jours sans succès. Découragés, ils pensaient que le manque d’eau ne se ferait pas sentir dans le village… A tort.

Kasbah de Tizergane 200dhs /personne demi-pension 061 94 13 50

 

 

 

 

 

Près d’Aït Baba

 

A pied, partez découvrir l’agadir d’Imchilguigueln.

 

Chaque village y possède son agadir... 5 agadirs à suivre :


2km à pied partez découvrir l’agadir d’Innoumar (Début 18ème 295 cases)

Il faut admirer le génie architectural du monde rural.

Le grenier est en assez bon état. Cet agadir n’est pas un grenier de village et du fait de son éloignement, les habitants s’en sont progressivement détournés. Reste un gardien. Le grenier est composé de 5 corps de bâtiment, construit au fil des âges et des besoins. Son plan est caractéristique des agadirs de guerre : Une enceinte, quatre tours de guet a chaque coin. Une haie de figuier de barbarie. Un réseau récupère les eaux de pluie, conduisent dans 3 grandes citernes. A l’entrée, une mosquée et une salle de réunion. Le logement du gardien, la forge-boutique dans la première cour.

 

 

 

Depuis Oued AitBaha, direction nord (ville) au carrefour principal… à droite puis première route à gauche. Au premier douar (5km) IGHIMS sur la gauche. Prochain douar (5km) IGHIL sur votre droite. 5km plus loin sur route, piste à droite… Rejoint à 3km l’oued, remonte l’oued (à pied) vers l’ouest sur 2km, pour trouver l’agadir INNOUMAR sur votre droite. Les Agadirs 4 et 5 sont à 3 km de part et d'autre d'Innoumar.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





















TAFRAOUTE - IRHREM (Retour TAROUDANT)



 

 

 

 

 

3km à pied partez découvrir l’agadir de Tasguent

Depuis Tiguermine, prendre la route nord N°7040. Arrêt à Alma.

Depuis Alma, un chemin dallé mène au fort de Tasginnt (ou Tasguent). L’agadir ne se visite qu’en présence du gardien (l'amin). Demandez au village.


 

 

La visite à un prix. Il faut négocier sur la base de 10Dhs/pers (maxi 20Dhs). Il ne faut absolument pas payer plus, malgré le prix 3 fois plus cher annoncé. Ne pas hésiter à refuser la visite et à faire demi tour, il y en à d'autres sur le parcours. L'amin demande ici 50 Dhs/pers (ou 20Dhs si groupe de 5) !!!

La photo de Tasguinnt a été téléchargée du site web Panoramio + Google Earth.
Voici le lien http://www.panoramio.com/photo/6202284. Son auteur : Renzo David

 


Agadir d'Aït Ourhaine se trouve sur une colline dominant le village. Le gardien est absent le mardi (au souk). 3 étages


Ces villages n'ont pas l'habitude de voir des touristes, vous allez être l'attraction de la gent féminine et des enfants du coin. Encombrants mais gentils, la vue de votre appareil photo les fera déguerpir.


Col du Tizi N’TaraKatine (alt 1500m) : Paysages désolés, presque entièrement minéraux. De temps en temps, des lopins cultivés en terrasse.

Près des villages, des aires rondes de battage pour le blé.

 

 

N’hésitez pas à me tenir au courant de VOS découvertes. Merci
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Joyeux noël ...

19 Décembre 2008 , Rédigé par Yves

et bonne année 2009
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Les 3 Golfs d'Agadir

14 Décembre 2008 , Rédigé par Yves Publié dans #... Les balades dans le coin

Depuis prés d’une trentaine d’années, le golf n’a cessé de se développer dans la région d’Agadir qui offre, comparativement aux autres destinations, la possibilité aux passionnés de ce sport de pratiquer tout au long de l’année et particulièrement en hiver, grâce à un climat doux et ensoleillé. Aujourd’hui la destination compte trois golfs qui offrent tous des équipements d’un standing international.

Royal Golf situé sur la route d’Ait Melloul, au km 12, à vingt minutes d’Agadir. L’infrastructure, étendue sur 30 ha environ, offre tout le confort d’un golf international.Elle abrite un club house, un proshop ainsi qu’une académie proposant plusieurs formules de stages


Le Golf du soleil
: classé cinq étoiles, ce golf, totalisant 27 tours sur 86 hectares aménagés, est situé à un quart d’heure d’Agadir, dans la commune de Bensergao.Suite à son extension, il sera bientôt le premier golf privé de 36 trous au Maroc occupant 110 ha, soit 22 ha supplémentaires par rapport à sa surface initiale. Une étendue arborant une végétation luxuriante composée de plus de 300 palmiers, 23000 fleurs et 7000
arbustes.

Le golf des dunes : Situé à un quart d’heure à peine d’Agadir, le golf des dunes est implanté dans la commune de Bensergao. Pour s’y rende, il est possible de prendre une navette qui fait le tour de plusieurs hôtels.Propriété du club Méditerranée, l’infrastructure d’une superficie de 101 hectares est ouverte au public.Offrant un parcours vallonné, ce golf totalise 27 trous et abrite un club house, un proshop et une académie offrant divers stages.


Budget NOVEMBRE 2008 golfeuse de Port La Foret : Semaine Hotel Fram + 4 ou 5 matinées golfs (8H30-13H30) 1100 €/Personne (Single en supplément)

Soit

1 Vol sur Charter AirMediterranée 360€/personnes

5 golfs 600dhs * 5 = 300€

7 Nuits + 14 Repas + Chacun une gastro = 440€ / 7 = 63€/jour pour hotellerie

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Au souk de Taroudant... Rouge Tarbouche

7 Décembre 2008 , Rédigé par Yves Publié dans #... Le souk de Taroudant

Rouge tarbouche

Tarbouche de Fez, couvre chef préféré des marocains.


Est-ce sa couleur, son pompon noir crânement fixé au sommet ou son côté typiquement ottoman qui en fait tout le charme ? Nul doute qu’à le voir porté, on se souvienne des personnages secondaires du film Casablanca, portant tarbouche et costume à l’occidentale, un mélange détonant. En feutrine épaisse, sorte de calotte de laine faite d’une seule pièce, ou en simple velours collé sur une assise cartonnée, le tarbouche règne en maître sur le souk. À ramener absolument.

 

 

Un chapeau à succès
Avec la jellaba et les babouches, le tarbouche, couvre-chef masculin incontournable, fait partie des images d’Epinal qui définissent le style vestimentaire propre à l’Afrique du Nord et aux anciens pays ottomans. Ce n’est pas un hasard : même s’il est surtout associé aux vêtements que les hommes portent lors des fêtes religieuses (Aïd el Fithr qui clôt le Ramadan, Aïd el Kébir, Aïd Miloud qui célèbre l’anniversaire de la naissance du prophète…) et lors des fêtes familiales (circoncision, mariage etc.…), il reste l’un des couvre-chefs préférés des hommes, surtout âgés, qui le portent au quotidien. Pour s’en convaincre, il suffit d’arpenter les médinas à l’heure où la foule se presse le long des artères réquisitionnées par les vendeurs de toute sorte. Émergeant avec régularité de la foule qui se déverse par vagues successives dans les allées, on aperçoit les tâches écarlates des tarbouches, enserrant la tête des hommes. Autres coiffures répandues, le turban de couleur (âimâma), la coiffe en coton blanc que l’on enroule autour de la tête (razza) ou encore le petit bonnet crocheté blanc ou noir (taguia). Et pourtant, à côté de ces coiffures traditionnelles, force est de constater qu’aujourd’hui, c’est la casquette qui règne partout, en ville comme à la campagne, où l’on peut voir bergers, paysans ou écoliers arborer des casquettes improbables aux noms et sigles de firmes multinationales.

 


Ses origines
Le tarbouche marocain de Fez trouve son origine dans le fez turc et dans le tarbouche égyptien, cette calotte rouge tronçonique ornée d’un gland. Tous les anciens pays ottomans ont vu ce style de couvre-chef s’implanter sur leur territoire, avec un succès plus ou moins durable.

Au Maroc, au début des années 20, ce seront principalement les étudiants qui, de retour d’Egypte, rapporteront ce fleuron de l’habillement oriental. Certains y verront le symbole d’un attachement à l’Orient en opposition au colonialisme des puissances occidentales de l’époque. Même si les débats sur la réforme vestimentaire vont bon train dans la Turquie de Mustafa Kemal, et que le fez traditionnel est mis à l’index à partir de 1925 par Atatürk lui-même, au Maroc, à la même époque, le tarbouche gagne du terrain.

Petite variante, la hauteur du tarbouche marocain est inférieure à celle de son homologue turc.

 

Les citadins le portent volontiers, et dans l’ensemble du pays il est associé aux festivités ou aux grandes occasions. Une mode aujourd’hui ancrée dans les traditions et codifications vestimentaires du Maroc. Lors de la circoncision, la petite « victime » arborera un tarbouche vert (couleur de l’Islam) brodé de fils dorés tandis que ses aînés porteront des tarbouches rouges ou bordeaux.

 

Confectionné par les babouchiers et les tailleurs, cette calotte d’adoption plutôt récente, définit l’identité vestimentaire marocaine au même titre que la jellaba. Les touristes ne s’y trompent pas, qui, par centaines, rapportent dans leur valise ce couvre chef incontestablement écarlate.

 


 

 

 

 

 

 

< VERRY BIG TARBOUCHE ?

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Au souk de Taroudant... La lanterne du Dinandier

7 Décembre 2008 , Rédigé par Yves Publié dans #... Le souk de Taroudant

Lampe d'Aladin, lanterne magique, lanterne des mille et une nuits...

Dans la partie du souk la plus bruyante, là où le fracas assourdissant des marteaux occupés à façonner plateaux, chaudrons et marmites emplit l’atmosphère d’une joyeuse cacophonie, règnent forgerons et dinandiers.

Artisans spécialistes du fer, du cuivre et du fer blanc, ce sont eux qui assurent la production de ces lampes traditionnelles, revisitées pour l’occasion. Est-ce le génie d’Aladin caché dans ces lanternes modernes, accessoire indispensable des contes orientaux, ou bien la fascination de l’Occident pour leur éclairage naturel, qui a donné un second souffle à leur fabrication ? En tous les cas, c’est par dizaines qu’elles sortent des ateliers de la médina au sol maculé de graisse et jonché de longs copeaux de fer blanc. On les trouve accrochées les unes aux autres aux devantures des échoppes ou s’entassant dans les ruelles de ces quartiers réservés, témoins silencieux du savoir-faire séculaire des dinandiers. À longueur de journée, maalems et apprentis cisèlent cuivre et fer blanc, découpent les rubans de métal, emboutissent les métaux et décorent au burin avec un art consommé. Certains associent le cuivre ajouré au verre de couleur, rouge, bleu, vert, pour créer des résilles multicolores. En forme d’étoiles, mais aussi à quatre ou six faces, les lanternes se déclinent dans tous les formats.


Le verre industriel motif Mouris 100dhs/m² existe en transparent, vert, jaune et bleu ciel (le rouge est peint).

Le verre Iranien transparent existe en bleu nuit, rouge écarlate, vert et jaune 600dhs/m².

La marrakchia

Grand classique, la « marrakchia », cette Photophore que l’on pose à même la terre, de forme carrée et aux côtés ajourés pour mieux cercler la lumière, jouit d’un grand succès commercial. Réalisée à la va-vite pour cause de tourisme effréné ou au contraire œuvre d’art unique, c’est La Lanterne par excellence.

Autre must : collectionner des lanternes, pas plus grandes qu’un verre, que l’on dispose en grand nombre pour délimiter d’une multitude de lueurs dorées une terrasse ou une allée de jardin. Féerie garantie.

 


Un artisanat qui traverse les générations

Autrefois, les corporations artisanales travaillant le fer se répartissaient la tâche : il y avait ceux qui forgeaient les grilles recouvrant fenêtres et lucarnes, les armuriers et les fabricants de serrure. En ville, jouissant d’une clientèle plus raffinée, surtout dans les grandes cités impériales, les forgerons ont modelé des objets mobiliers d’une grande finesse. Parmi eux, lanternes, lampes et chandeliers, d’autant plus raffinés qu’ils constituaient avec les lustres, une source majeure d’éclairage au sein des mosquées. Avant l’électrification des demeures marocaines, on trouvait bon nombre de lampes, d’une grande diversité, destinées à éclairer les intérieurs des riads et des maisons. Rudimentaires mais d’une redoutable efficacité dans leur conception, elles tenaient du chandelier, protégé par des parois en verre ou en fer que l’on décorait à loisir. Aujourd’hui, même si les matériaux utilisés sont moins nobles et les techniques de vieillissement parfois expéditives, les lanternes offrent une grande variété dans les ajours qui y sont découpés. Ciselées et repoussées avec habileté, leurs parois prennent des allures de dentelle : les arabesques dessinées sur le métal tamisent la lueur des bougies en formes poétiques. Au vu de l’activité qui règne aux abords des échoppes des dinandiers, on a peine à croire que les lanterniers soient en passe de voir leur art disparaître pour cause de modernisation. Le tourisme aura cette fois contribué à la survie d’un artisanat menacé, mettant les pleins feux sur le talent des dinandiers, ces artistes en lumière.


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20 Fours collectifs à Taroudant

4 Décembre 2008 , Rédigé par Yves Publié dans #... Découvertes à Taroudant

Près de 20 fours collectifs sont dissiminés dans la ville.

La bonne odeur du pain (le matin) et SURTOUT, le grand tas de bois, sont 2 indices indiquant la présence d'un four collectif.


Chaque matin, les habitants du quartier, y déposent les pains pétris à la maison. Certains fours collectifs ont ainsi près de 500 pains à cuire dans la matinée.

Le détail insolite: Le boulanger va retrouver au fond de son four, après l'avoir déplacé maintes fois, votre pain parmi la montagne des autres pains. Pourtant, qu'est ce qui ressemble plus à un pain qu'a un pain

Ouvert de 5 heures à 14 heures. Fermé à 16 heures

Tarifs :
Cuisson d'un pain : Un 1/2 dhs (soit 5cts d'euro)
Vous pouvez aussi y faire cuire une tarte, une pizza, une pastilla, etc...











La bonne surprise, c'est de trouver ce four collectif a 100mètres de l'entrée du riad.
J'ai oublié son nom, alors si quelqu'un le connait... un petit message SVP.































Quelques boulangers dans leur fournil.
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